Les sabres que tu admires sont les appendices de mes fureurs,
Jouets maniables et démonstratifs de mes folies.
Combien d’amants malheureux ont-ils déjà été goûtés
Par ces lames avides de sang ?
Ce sang encore chaud, réchauffé par les cris d'agonies des hommes,
Dont j’aime m’abreuver et ces chairs dont je me repais
Quand la lune réveille les démons aliénants cachés en mon sein…
Délice exquis encore plus recherché que l’hydromel des dieux,
Je retrouve mon âme apaisée quand ce sang coule entre mes lèvres,
J’apprécie le goût acre de ce liquide vital
Tu vois en moi une femme, je suis vampire, diable et démon…
Ce soir, la lune éclaire. Je veux goûter ton sang.






